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Arrêtez l’hypocrisie, on arrêtera le cynisme ! #management #teal #entrepriselibérée

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu un manager dire “ça ne marchera pas, ils (les employés) n’accepteront jamais” ? Ou “les employés ont besoin d’un cadre pour travailler”.

Mais avez-vous seulement essayé autrechose ? Je veux dire, vraiment essayé.

Le fait est que les managers se contentent (au mieux) ou se gargarisent (au pire) des libertés qu’ils laissent aux employés. Mais ces libertés ne peuvent s’exercer que dans le cadre de périmètres parfaitement délimités par ces mêmes managers. Tant que l’intelligence et la liberté du collaborateur s’expriment dans ce cadre (restreint), tout va bien (pour le manager). Mais dès qu’elles essayent d’en sortir elles ne sont plus reconnue comme telle : elles se transforment en prétentions mal placées ou, pire, en arrogance.

Le fait est que l’expertise peut amener à tourner le miroir du côté du manager, qui n’aime alors pas ce qu’il y voit et en blâme le collaborateur. Lorsque cela arrive, de nouvelles règles et structures sont définies, qui enferment les collaborateurs dans de nouvelles contraintes… lui laissant toujours une petite place pour développer la seule facette de son intelligence nécessaire à la réalisation du travail qu’on lui demande. L’honneur et le statu quo sont saufs.

Et quand les contraintes posées autours de plein de petites boîtes (qu’on appelle alors “silos”) empêchent l’entreprise d’avancer de manière satisfaisante, on met en place… des chefs de projets. C’est à dire que le management va payer des gens à forcer le travail au travers de murs qu’il a lui-même mis en place. Là est l’hypocrisie ! Et lorsque cela échoue (c’est à dire que dans 90% des cas, l’avancement n’est pas assez rapide et efficace), on blâme… les chefs de projets (lesquels blâment les collaborateurs, ayant bien compris qu’il n’est pas bon de critiquer le management) !

Et lorsqu’on est obligé de gérer trop de projets parce qu’il y a trop de contraintes qui empêchent le travail de se faire seul, on met en place… une gestion de portefeuille de projets !

Et enfin, lorsque plus rien ne fonctionne que fait-on ? On demande de l’aide à des consultants, lesquels vont alors proposer des solutions que les collaborateurs avaient déjà imaginées. Et là, soit cela se fait (violemment et donc augmente le cynisme des collaborateurs), soit ne se fait pas parce que les managers n’aiment pas le ton des consultants (pour ceux qui osent tourner le miroir de leur côté), et le rapport finit dans un tiroir (augmentant donc ainsi également le cynisme des collaborateurs).

Au final, les managers demandent à d’autres personnes de forcer les contraintes qu’ils ont eux-mêmes mises en place, situation dont ils nient la responsabilité, tout en refusant les marques d’expertises qui chercheraient à démontrer l’inanité de ces contraintes et les supprimer.

Managers: arrêtez de pensez que vous êtes meilleurs que vos employés pour arranger le travail. C’est rarement le cas puisque dans la majorité des situations, vous ne pratiquez plus ce travail !

Vous avez un rôle à jouer dans l’entreprise, et un rôle important : celui de collecter une vision plus globale et systémique que celle de vos collaborateurs (occupés qu’ils sont sur leur travail), et leur en faire bénéficier, en toute transparence.

Votre rôle n’est pas de mettre des frontières autour des gens pour qu’ils restent dans leurs boîtes et de continuer à avoir une vision globale dont vous ne savez que faire parce qu’elle ne rentre évidemment pas dans les boîtes que vous avez érigées.

Vous avez bien de la chance quand vos collaborateurs acceptent encore de travailler sous les contraintes que vous leurs imposez. Et tous vos programmes de motivation n’y changeront rien si vous ne changez pas le problème de fond : votre mode de management. Au contraire : un programme de remotivation qui n’adresserait pas les causes profondes ne ferait qu’augmenter, à terme, le désengagement.

Quelle légitimité puis-je avoir à dire cela ?

Quelles solutions ? Elles sont nombreuses mais je n’en citerai que deux. Attention, c’est violent. Mais je crois que ce sont les plus valables. Plus simple et plus timide, ce ne serait que cautère sur jambe de bois. Il faut être plus radical pour être efficace.

  • Lancer des transformations de l’entreprise où le collaborateur et le client sont vraiment mis au centre (avec des bénéfices en conséquence, et non l’inverse) au travers, par exemple, de programmes Lean. Pas de fausses améliorations : par pitié, laissez faire les experts et acceptez de tester, à fond, leurs préconisations, si radicales qu’elles soient (ou si proches que vous pensiez qu’elles soient de vos pratiques actuelles : vous verrez qu’en fait vous vous trompez)
  • Libérer votre entreprise en donnant vraiment les clés de l’organisation à l’ensemble des collaborateurs et supprimez les postes de manager hiérarchique pour les remplacer par des managers élus d’activité précises. Allez lire la BD sur l’Holacracy, tentez une approche plus progressive avec la Socicoracy 3.0 ou lisez le livre plus générique de Frédéric Laloux : Reinventing Organizations. Y’a même un Wiki en cours d’élaboration ou des vidéos.

Sinon, arrêtez de vous plaindre de vos entreprises qui dysfonctionnent, laissez-nous faire notre boulot, mais ne nous demandez pas le bonheur au travail, tant que vous n’aurez pas changé.

Michael Ballé’s @TheGembaCoach Column: respect and sensei

Interesting question asked to Michael Ballé, to which I added my comments at the end (with lots of typos, sorry :-/)

Dear Gemba Coach,If lean is based on respect for people, why are sensei gemba visits reputed to be so tough?

Source: Michael Ballé’s Gemba Coach Column

Reblog: MOOC 4.0: The Next Revolution in Learning & Leadership | @ottoscharmer1 

May 11th, 2015 Posted in Change, Labso Tags: , , , , , ,

Really interesting post from Otto Scharmer about the next next generation of MOOCs! I’m seeing connections with our co-creation open-source #Labso (www.labso.org)…

Last month my colleagues and I completed a pilot of what well may be the most interesting project of my life. It was the pilot of a new type of MOOC that pushes the MOOC design envelope by blending a globally transformative platform with an eco-system of deep personal, locally grounded learning communities.

Source: MOOC 4.0: The Next Revolution in Learning & Leadership | Otto Scharmer

Christopher Alexander Fifteen Properties of #Wholeness applied to Mental Models #systemsthinking

It’s been a while since I’ve been pondering the fifteen properties of wholeness as expressed by Christopher Alexander. Although I have yet to read one of his book, his work has transpired up to me already through the well know pattern languages.

Being found of Systems Thinking and the transdiscplinarity this permits, I couldn’t help but wonder how these 15 properties could apply to mind and mental models as well, and how it could inform our feeling of wholeness or explain when we feel like being one and belonging to a bigger, encompassing one as well. Sounds like spirituality to me, although I consider myself an atheist!

Of course, feeling also attracted to radical constructivism and social constructionism, I can safely affirm that you both are influenced by what you distinguish in the world around you and that you construct what you’re looking for. So, I hope the interpretation I give below (which is purely empirical… or my own construct) may be useful both as a way to construct that feeling of wholeness than as a way to find where it may exist when you didn’t feel it in the first place. Now, back to constructivism: where’s the difference between building and finding-and-constructing at the same time?

Here is my inner travel through the fifteen properties of wholeness. Fancy a trip with me? Here we go… Read more »

#Labso leaflet available in english!

It’s with great pleasure that I propose below the first translation of our french leaflet regarding the #labso. That will be the base for the translation of the official website (http://labso.org/) once we find the time to do so.

The source document will be uploaded to some shared repository as soon as possible as well. Meanwhile, feel free to drop us a note if you have comments, requests or else @nicolasstampf or @alexis8nicolas.

Enjoy: QUAD LabSoTech v1.2 EN

 

Inverse correlation between designing #change and resisting it.

February 26th, 2015 Posted in Change Tags: , , , , , , , , , , ,

I’ve been told a very old study, dated back ni 1948 reported a negative correlation between designing and resisting to a change: the more you participated in designing a change, the less you resisted it.

Of course, we all know this (albeit still try to push our ideas onto others, making them resisting), but knowing it’s really old facts, with measures is really interesting to me.

I don’t have the full paper yet, but below is the information I was given about it. Update: I did finally found it, see bottom of this paper. Thanks to Patrick Hoverstadt for the references!

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Reblog @SSIReview: The Dawn of System Leadership – #systemsthinking #stwg

First systems thinking reading during commute this year, and it’s already an excellent paper from SSI Review “The Dawn of System Leadership“. Thorough and with gems inside, I can only urge you to reserve some time to read it (it’s longer than a classical blogpost, but it more than deserves the time invested)!

The Core Capabilities of System Leaders identified in the article are:

  • the ability to see the larger system;
  • fostering reflection and more generative conversations;
  • shifting the collective focus from reactive problem solving to co-creating the future.

The article also mentions Appreciative Inquiry, which is quite rare in the systems thinking field not to be mentioned.

Also mentioned is Otto Scharmer’s “Theory U” which starts with three openings:

  • opening the mind (to challenge our assumptions),
  • opening the heart (to be vulnerable and to truly hear one another),
  • and opening the will (to let go of pre-set goals and agendas and see what is really needed and possible)

Ironically (well, maybe not so in the end) is the link I made in the past between the Strengths of people and Simon Sinek’s three circles in this blogpost and the work we’re developping with Alexis Nicolas in the Labso (laboratory of social technologies) (in bold are the new additions to the previous article):

  • Why <–> Purpose <–> Vision (heart) of where you want to go
  • How <–> Mastery <–> Ideas (mind) of how to get there
  • What <–> Autonomy <–> Experience (hand) that proved to work in the past that can support you going forward

2015 seems to be off to a very good start!

Reblog @mom21blog: “Nous ne croyons pas au Père Noël”

Je me permets de commencer cette nouvelle année d’une part en vous la souhaitant tout à fait excellente, voire décoiffante et d’autre part en vous renvoyant vers l’excellent post de MOM21 “Nous ne croyons pas au Père Noël“.

Et si plutôt que de parler d’entreprise libérée, nous parlions d’entreprise libérante ?

Encore bonne année à tous, qu’elle vous montre le chemin de votre libération personnelle !

 

#systemsthinking Might humans higher intellect be the cause for the announced doom?

The Club of Rome and “Limits to Growth” book have warned us since when I was born that without a drastic change, humanity is doomed. Indeed, a point of non-return was passed over in the 80s, so we I guess we all have to cross fingers and hope for an innovation to save us all.

Meanwhile, I was thinking out loud on LinkedIn/Systems Thinking World and happened to have posted the following, which I think might be of interest to readers of this blog.

I think there’s a system at play in humans on a second level that is absent in animals (and insects) [the discussion was about Insect Economies]

Animals interact on a ground level with their environment and are structurally coupled with it (Maturana). When there’s food available, they use it. When the resource is exhausted or below a *practical* level corresponding to their natural ability to gather/use it, they just stop, either through migrating to better places, which indeed let time for nature to rebuild itself or they breed less, or even they disappear altogether.

Humans on the contrary are able to adapt themselves to a higher level to their environment. When their usual way of using resources isn’t sufficient enough, they invent/innovate a new/different/better way of doing it, and exploit the resources further (usually through tools). The result is that nature goes beyond a point of being able to regenerate itself (overshoot and collapse? Mentioned here). When we achieve this point, we usually either move elsewhere (find a new oil natural tank) or innovate to use another kind of resource.

Indeed, it’s always a search for more, with (as far as I noted for now) more and more negative longer term consequences.

So, from a systemic perspective, I’d say that what allowed humanity to prosper up to now is its capacity to think at “upper” levels and have a new kind of adaptation to change, where animals are more limited. It might well be what will put humanity at risk in the longer term, unless we evolve one layer further up.

I thus see 3 tendencies for now:

  • continue humankind as usual (the 90%)
  • embrace decrease/frugal economy (ie, consume less and less, the 9%) – in which I place initiatives such as The Commons
  • embrace thinking to a higher level (the 1%?): systems thinking, the human project (http://www.thehumanproject.us/) and similar.

Despite being attracted with the third option, I’m wondering whether this direction is the good one given that it showed such poor results to date (incredible progress but with an exhausted planet in the end).

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