Appreciating Systems

Appreciating Systems for Genuine Efficiency
Home » Posts tagged 'organisation'

Les pratiques managériales les plus innovantes du monde – JDN

Liste de pratiques innovantes en matière d’organisations. Assez complet, avec des exemples et des critères de succès. Un article comme on aimerait en voir d’autres…

Audace, inventivité, souplesse, authenticité… Tout le monde s’accorde à dire que nos entreprises doivent se réinventer pour se différencier. Quand on parle d’innovation, on pense stratégie, offre, organisation et très rarement management, à savoir la manière dont on anime et les Hommes. Pourquoi ?

Source: Les pratiques managériales les plus innovantes du monde – JDN

Articles @LesEchos : Génération Y, les 5 révolutions de l’entreprise

My Twitter Social Ego Networks

David R. via Compfight

Je viens de lire cet article très intéressants sur Les Echos : Génération Y, les 5 révolutions de l’entreprise.

Je suis globalement d’accord avec le contenu. Mais j’ai l’impression que les entreprises actuelles encore 1.0 ont déjà perdu. L’avènement des smartphones et les applications sociales a déjà cassé les frontières de l’entreprise. Avant, l’espace interne d’une organisation était plus ou moins protégé de l’extérieur, une sorte de sanctuaire où pouvait se passer plein de choses sans qu’elles soient dérangées.

C’est maintenant fini. Nos smartphones nous rappellent sans cesse à ce qu’il se fait dehors, aux opportunités existantes ailleurs, à nos amis, à notre famille, etc. Seule une petite partie de notre esprit est concentrée sur l’interne d’une entreprise.

Si les entreprises n’embrassent pas maintenant cette ouverture en utilisant les mêmes fonctionnements sociaux (intelligence collective, travail collaboratif massif, encouragement à la co-création entre ce qu’elle est et les potentialités de ses collaborateurs, …) elle risque de péricliter.

Au lieu de laisser l’énergie de ses collaborateurs se disperser dans les réseaux sociaux (technologiques ou non !) l’entreprise se doit d’être le lieu où ces énergies pourront au contraire se connecter et aboutir à quelque chose qui lui soit utile (et évidemment utile aux collaborateurs, l’exploitation sauvage, c’est aussi fini, ça).

On n’embauche plus une personne, on embauche son réseau social. Que fait-on pour valoriser cela? S’il y a des “fuites sociales” vers l’extérieur, c’est que l’attrait de l’intérieur est insuffisant. Et si les gens sont attirés par le social, alors il faut faire du réseau social de manière encore plus intensive à l’intérieur, pour inverser le flux !

Quelle démarche active avez-vous dans votre entreprise pour connecter les cerveaux sociaux de vos collaborateurs?

Ma réponse à “Le but de l’entreprise, au-delà du sophisme et de l’idéalisme” via @alexis8nicolas

J’aimerais réagir à cet excellent (comme toujours) article d’Alexis Nicolas. Alexis recadre le débat du but de l’entreprise, le faisant passer du seul gain financier à la proposition de valeur à la société : Le but de l’entreprise, au-delà du sophisme et de l’idéalisme.

Globalement je suis d’accord avec lui et viser l’apport de valeur ajoutée à la société (de manière durable !) me semble plus pertinent qu’un simple calcul sur les aspects financiers.

Et pourtant?

Personnellement, j’ai tendance à penser que viser des gains financiers sur le long terme peut être une bonne chose. Mais quand je dis long terme, je veux vraiment dire de manière durable. C’est à dire que si vous visez, comme Alexis d’ailleurs le remarque, les seuls gains court terme, vous appelez l’asphyxie par épuisement de vos ressources rares : talents, environnement et probablement clients (car vous exploiterez le filon le plus rentable du moment en oubliant la nécessaire adaptation pour suivre les mouvements de la société).

Mais je pense que lorsque l’on vise le long terme ou mieux, le soutenable / durable, d’autres éléments entrent dans le cadre de réflexion. On devient plus facilement capable d’avoir une vision systémique de l’entreprise. En effet, sur du long terme, on comprend plus facilement comment au moins trois paramètres entrent en compte et sont étroitement liés :

  • les clients (qui fournissent la mane financière) ;
  • les collaborateurs (qui réalisent la valeur ajoutée) ;
  • l’organisation elle-même (management, actionnaires qui organise les relations entre les deux premiers).

Si l’on prolonge encore le long terme pour devenir permanent ou soutenable, un quatrième paramètre entre en ligne de compte :

  • l’environnement (qui fournit le contexte dans lequel les trois précédents peuvent exister).

Donc, si à court terme on peut se focaliser sur l’un des éléments au détriment des trois (ou quatre) autres (puisque l’accroissement important de l’un peut se faire sans problème, bien qu’au détriment des autres), sur du long terme, il devient évident que les liens systémiques ont des effets sensibles, détectables, des uns sur les autres. Et l’on comprend alors comment les quatre éléments sont intimement liés.

Pour moi (et on me pardonnera cette analyse de cause sur un blog où l’on cherche surtout ce qui fonctionne), les critiques targuant la recherche du bonheur des salariés (par exemple) d’utopiste sont le fait de personnes ignorant les aspects long terme, consciemment ou non. Si conscience il y a, c’est probablement que l’appât financier court termiste est le plus important. S’il s’agit de simple ignorance, alors il est sans doute encore temps d’éduquer.

Heureusement, l’époque actuelle met l’emphase sur l’aspect environnemental et la soutenabilité de tous types d’initiatives, et l’on peut espérer qu’à défaut de proactivité, le pilotage systémique des organisations finira par diffuser de l’extérieur vers l’intérieur des organisations…

Merci de ton article, Alexis !

Mail List

Join the mailing list

Check your email and confirm the subscription