Appreciating Systems

Appreciating Systems for Genuine Efficiency
Home » Posts tagged 'francais' (Page 2)

“La multiplication des chefs de projet est une catastrophe managériale majeure”, affirme le sociologue François Dupuy

Excellent article relevant une visiblement excellente pensée critique du sociologue François Dupuy que je découvre.

Pour ma part, la multiplication des chefs de projet est une conséquence de l’inutilité, voire la nocivité des techniques de management actuelles (et le refus de leur remise en cause et de l’acceptation de dégâts qu’elles provoquent) : face au bazar dans l’entreprise, la seule réponse actuelle est de mettre un chef de projet pour tenter de le gérer (avec tous les paradoxes relevés dans l’article ci-dessous), alors qu’il ne devrait pas y avoir de bazar au départ ! Et quand le bazar devient trop important, on fait une réorganisation, sans remettre en cause les principes sous-jacent de la gouvernance interne de l’entreprise : encore plus de la même chose… en s’attendant à des résultats différents. Selon Einstein, c’est la définition de la folie…

Allez voir l’article sinon, il est relativement court et… percutant !

L’interview management : L’Usine Nouvelle – Qu’est ce qui vous a poussé à revenir sur un sujet dont on pouvait penser que vous aviez fait le tour dans votre… Sujets liés Entretien, L’interview management, Management, Ressources humaines – Actualité de l’industrie

Source: usinenouvelle.com

Reblog @mom21blog: “Nous ne croyons pas au Père Noël”

Je me permets de commencer cette nouvelle année d’une part en vous la souhaitant tout à fait excellente, voire décoiffante et d’autre part en vous renvoyant vers l’excellent post de MOM21 “Nous ne croyons pas au Père Noël“.

Et si plutôt que de parler d’entreprise libérée, nous parlions d’entreprise libérante ?

Encore bonne année à tous, qu’elle vous montre le chemin de votre libération personnelle !

 

#Lean Six Sigma est mort – vive le #Strength-Based Lean Six Sigma ! | @alexis8nicolas & @davidshaked1

Alexis Nicolas teste le marché pour une formation Lean Six Sigma fondé sur les forces (strengths). Si vous êtes intéressés, allez voir là ! Lean Six Sigma est mort – vive le Strength-Based Lean Six Sigma ! | YisY.

 

Articles @LesEchos : Génération Y, les 5 révolutions de l’entreprise

My Twitter Social Ego Networks

David R. via Compfight

Je viens de lire cet article très intéressants sur Les Echos : Génération Y, les 5 révolutions de l’entreprise.

Je suis globalement d’accord avec le contenu. Mais j’ai l’impression que les entreprises actuelles encore 1.0 ont déjà perdu. L’avènement des smartphones et les applications sociales a déjà cassé les frontières de l’entreprise. Avant, l’espace interne d’une organisation était plus ou moins protégé de l’extérieur, une sorte de sanctuaire où pouvait se passer plein de choses sans qu’elles soient dérangées.

C’est maintenant fini. Nos smartphones nous rappellent sans cesse à ce qu’il se fait dehors, aux opportunités existantes ailleurs, à nos amis, à notre famille, etc. Seule une petite partie de notre esprit est concentrée sur l’interne d’une entreprise.

Si les entreprises n’embrassent pas maintenant cette ouverture en utilisant les mêmes fonctionnements sociaux (intelligence collective, travail collaboratif massif, encouragement à la co-création entre ce qu’elle est et les potentialités de ses collaborateurs, …) elle risque de péricliter.

Au lieu de laisser l’énergie de ses collaborateurs se disperser dans les réseaux sociaux (technologiques ou non !) l’entreprise se doit d’être le lieu où ces énergies pourront au contraire se connecter et aboutir à quelque chose qui lui soit utile (et évidemment utile aux collaborateurs, l’exploitation sauvage, c’est aussi fini, ça).

On n’embauche plus une personne, on embauche son réseau social. Que fait-on pour valoriser cela? S’il y a des “fuites sociales” vers l’extérieur, c’est que l’attrait de l’intérieur est insuffisant. Et si les gens sont attirés par le social, alors il faut faire du réseau social de manière encore plus intensive à l’intérieur, pour inverser le flux !

Quelle démarche active avez-vous dans votre entreprise pour connecter les cerveaux sociaux de vos collaborateurs?

#slideshare: La puissance des organisations qui se basent sur leurs forces de @bernard_tollec et @pscheuerer‎

Excellente présentation, en français, sur les approches du changement fondées sur les forces ! Je vous la recommande chaudement !

La puissance des organisations qui se basent sur leurs forces.

Ma réponse à “Le but de l’entreprise, au-delà du sophisme et de l’idéalisme” via @alexis8nicolas

J’aimerais réagir à cet excellent (comme toujours) article d’Alexis Nicolas. Alexis recadre le débat du but de l’entreprise, le faisant passer du seul gain financier à la proposition de valeur à la société : Le but de l’entreprise, au-delà du sophisme et de l’idéalisme.

Globalement je suis d’accord avec lui et viser l’apport de valeur ajoutée à la société (de manière durable !) me semble plus pertinent qu’un simple calcul sur les aspects financiers.

Et pourtant?

Personnellement, j’ai tendance à penser que viser des gains financiers sur le long terme peut être une bonne chose. Mais quand je dis long terme, je veux vraiment dire de manière durable. C’est à dire que si vous visez, comme Alexis d’ailleurs le remarque, les seuls gains court terme, vous appelez l’asphyxie par épuisement de vos ressources rares : talents, environnement et probablement clients (car vous exploiterez le filon le plus rentable du moment en oubliant la nécessaire adaptation pour suivre les mouvements de la société).

Mais je pense que lorsque l’on vise le long terme ou mieux, le soutenable / durable, d’autres éléments entrent dans le cadre de réflexion. On devient plus facilement capable d’avoir une vision systémique de l’entreprise. En effet, sur du long terme, on comprend plus facilement comment au moins trois paramètres entrent en compte et sont étroitement liés :

  • les clients (qui fournissent la mane financière) ;
  • les collaborateurs (qui réalisent la valeur ajoutée) ;
  • l’organisation elle-même (management, actionnaires qui organise les relations entre les deux premiers).

Si l’on prolonge encore le long terme pour devenir permanent ou soutenable, un quatrième paramètre entre en ligne de compte :

  • l’environnement (qui fournit le contexte dans lequel les trois précédents peuvent exister).

Donc, si à court terme on peut se focaliser sur l’un des éléments au détriment des trois (ou quatre) autres (puisque l’accroissement important de l’un peut se faire sans problème, bien qu’au détriment des autres), sur du long terme, il devient évident que les liens systémiques ont des effets sensibles, détectables, des uns sur les autres. Et l’on comprend alors comment les quatre éléments sont intimement liés.

Pour moi (et on me pardonnera cette analyse de cause sur un blog où l’on cherche surtout ce qui fonctionne), les critiques targuant la recherche du bonheur des salariés (par exemple) d’utopiste sont le fait de personnes ignorant les aspects long terme, consciemment ou non. Si conscience il y a, c’est probablement que l’appât financier court termiste est le plus important. S’il s’agit de simple ignorance, alors il est sans doute encore temps d’éduquer.

Heureusement, l’époque actuelle met l’emphase sur l’aspect environnemental et la soutenabilité de tous types d’initiatives, et l’on peut espérer qu’à défaut de proactivité, le pilotage systémique des organisations finira par diffuser de l’extérieur vers l’intérieur des organisations…

Merci de ton article, Alexis !

Le manager comme un banque de micro-crédit: créer la confiance ! #happy at work thx @bgromard

Merci à Brice de Gromard pour le lien vers cette interview de Muhammad Yunus fondateur de la Grameen Bank (publiée sur le blog de Nicolas Cordier).

M. Yunus explique comment la banque, par de petits actes de prêt (5$), a commencé un processus de développement de la confiance des gens en eux-mêmes et comment, ainsi, ils parviennent à se hisser face à des personnes issues de milieux plus favorisés.

Je retiens des tas de choses de cette interview exceptionnelle, par exemple :

  • une approche solutionfocus : faisons de très petites choses qui ne peuvent échouer, et construisons dessus ;
  • même dans les pires conditions, il est tout de même possible de faire des choses ;
  • en donnant la confiance, on la reçoit en retour.

Elle m’apporte aussi des idées énormes :

  • le capital ne devrait pas être limité à l’argent, mais devrait (et peut !) être plus grand que cela : capital humain, social. Faut-il faire de l’argent pour le reinvestir dans plus d’argent, ou faire de l’argent pour supporter une valeur ajoutée humaine (et le surplus d’argent sert à croître afin de produire encore plus de VAH – valeur ajoutée humaine) ;
  • dans plein d’entreprises, l’activité de management semble se comporter comme une banque traditionnelle (ie, on ne prête qu’aux riches). Si on peut faire du micro-crédit aux pauvres (voire aux mendiants !) ne peut-on imaginer faire du management pour les “pauvres” des entreprises ? De micro actes de management pour inciter les personnes du bas de l’échelle à une petite action qui leur permettra de les aider à construire leur propre confiance. Et celle-ci rejaillira sur le manager qui sera ainsi incité à encore plus de micro-actes de management.

Fantastique, merci encore !

Laurence Vanhée pose l’équation “Liberté + Responsabilité = Bonheur + Performance”. Mais il ne suffit pas de donner la liberté aux employés, encore faut-il qu’il la prennent, se l’approprient, la co-construisent avec leurs collègues et leur patron (idem pour la responsabilité). Dans un contexte historique où la prise d’initiative n’était pas encouragée (voire punie) et où la recherche d’un coupable est le jeu habituel lorsque surviennent les problèmes, savoir prendre et construire sa liberté n’est pas une évidence pour tous.

Muhammad Yunus nous montre ici une voie par le biais du micro-crédit. C’est pour moi la voie de Solution Focus, qui a fait ses preuves par ailleurs.

Si l’on peut prêter de l’argent (de l’oseille, du blé, du flouze, le nerf de la guerre, quoi!) à des personnes qui n’en ont pas, ne peut-on réellement envisager de prêter un petit peu de confiance aux collaborateurs des entreprises ?!

 

#Bravo pour le #livre “Le #management #Lean” de @thegembacoach et @godefroy_b!

Je viens de finir “Le Management Lean” de Michaël Ballé et Godefroy Beauvallet (http://www.amazon.fr/Le-Management-lean-Michael-Ball%C3%A9/dp/2744065528 #reader_2744065528)

Michaël Ballé est un coach Lean (français) reconnu internationalement, auteur de 2 autres livres primés par le Shingo Prize (“The Gold Mine” et “The Lean Manager”).

Ce livre est tout simplement exceptionnel. C’est un “manuel de Lean management” simple et surtout, il explique très très clairement dans sa dernière partie l’importance du respect des gens et notamment des employés.

Extraits:

Selon cet idéal [de l’entreprise Lean], l’entreprise est créée par des êtres humains pour satisfaire des besoins humains et est composée d’être humains. […]

Le “respect pour l’humanité” est au coeur de la performance et la clé du juste-à-temps. […]

Respecter ses employés est lié à la conviction que chacun est capable de progresser et à l’effort du management de tenir compte des aspirations du personnel qu’il emploie.[…]

Cette réalité humaine est une richesse pour l’entreprise, et non une complexité inutile.[…]

Le respect des employés n’est pas un supplément d’âme pour pays nantis, c’est la voie de nouvelles relations sociales, dans une certaine mesure plus tolérantes et apaisées, assurant que chacun puisse donner le meilleur de lui-même.[…]

Les clients, employés et partenaires sont des personnes et non des ressources, des rôles ou des fonctions.[…]

Une performance intrinsèquement collective dépasse de loin les résultats obtenus avec une logique mécaniste de l’action, qui sépare “les têtes qui pensent et les bras qui font” et invente des règles à n’en plus finir et des incitations en tranches de plus en plus fines.

Je m’arrête là, ce livre regorge de pépites du même genre dans sa 3e partie (et les 2 premières sont limpides sur la manière de réaliser l’idéal du Lean Management, en tout respect des collaborateurs, afin de libérer leur engagement (cf. rapport Gallup sur les résultats catastrophiques de l’engagement au travail, notamment en France)

Une dernière pour la route:

Dans les termes employés par des managers d’entreprises dirigées dans un esprit véritablement lean, ils ont l’occasion de “s’éclater au travail”. Le travail ne devrait pas être un lieu de souffrance, mais un espace de réalisation.

Ma conclusion : fuyons le déploiement tayloriste des outils du Lean, et revenons à ce qu’il devrait être réellement : un outil de libération de la motivation intrinsèque et de l’engagement des collaborateurs et des managers. Alors la performance client et financière suivra.

Pas l’inverse.

Mail List

Join the mailing list

Check your email and confirm the subscription