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Articles @LesEchos : Génération Y, les 5 révolutions de l’entreprise

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David R. via Compfight

Je viens de lire cet article très intéressants sur Les Echos : Génération Y, les 5 révolutions de l’entreprise.

Je suis globalement d’accord avec le contenu. Mais j’ai l’impression que les entreprises actuelles encore 1.0 ont déjà perdu. L’avènement des smartphones et les applications sociales a déjà cassé les frontières de l’entreprise. Avant, l’espace interne d’une organisation était plus ou moins protégé de l’extérieur, une sorte de sanctuaire où pouvait se passer plein de choses sans qu’elles soient dérangées.

C’est maintenant fini. Nos smartphones nous rappellent sans cesse à ce qu’il se fait dehors, aux opportunités existantes ailleurs, à nos amis, à notre famille, etc. Seule une petite partie de notre esprit est concentrée sur l’interne d’une entreprise.

Si les entreprises n’embrassent pas maintenant cette ouverture en utilisant les mêmes fonctionnements sociaux (intelligence collective, travail collaboratif massif, encouragement à la co-création entre ce qu’elle est et les potentialités de ses collaborateurs, …) elle risque de péricliter.

Au lieu de laisser l’énergie de ses collaborateurs se disperser dans les réseaux sociaux (technologiques ou non !) l’entreprise se doit d’être le lieu où ces énergies pourront au contraire se connecter et aboutir à quelque chose qui lui soit utile (et évidemment utile aux collaborateurs, l’exploitation sauvage, c’est aussi fini, ça).

On n’embauche plus une personne, on embauche son réseau social. Que fait-on pour valoriser cela? S’il y a des “fuites sociales” vers l’extérieur, c’est que l’attrait de l’intérieur est insuffisant. Et si les gens sont attirés par le social, alors il faut faire du réseau social de manière encore plus intensive à l’intérieur, pour inverser le flux !

Quelle démarche active avez-vous dans votre entreprise pour connecter les cerveaux sociaux de vos collaborateurs?

Le manager comme un banque de micro-crédit: créer la confiance ! #happy at work thx @bgromard

Merci à Brice de Gromard pour le lien vers cette interview de Muhammad Yunus fondateur de la Grameen Bank (publiée sur le blog de Nicolas Cordier).

M. Yunus explique comment la banque, par de petits actes de prêt (5$), a commencé un processus de développement de la confiance des gens en eux-mêmes et comment, ainsi, ils parviennent à se hisser face à des personnes issues de milieux plus favorisés.

Je retiens des tas de choses de cette interview exceptionnelle, par exemple :

  • une approche solutionfocus : faisons de très petites choses qui ne peuvent échouer, et construisons dessus ;
  • même dans les pires conditions, il est tout de même possible de faire des choses ;
  • en donnant la confiance, on la reçoit en retour.

Elle m’apporte aussi des idées énormes :

  • le capital ne devrait pas être limité à l’argent, mais devrait (et peut !) être plus grand que cela : capital humain, social. Faut-il faire de l’argent pour le reinvestir dans plus d’argent, ou faire de l’argent pour supporter une valeur ajoutée humaine (et le surplus d’argent sert à croître afin de produire encore plus de VAH – valeur ajoutée humaine) ;
  • dans plein d’entreprises, l’activité de management semble se comporter comme une banque traditionnelle (ie, on ne prête qu’aux riches). Si on peut faire du micro-crédit aux pauvres (voire aux mendiants !) ne peut-on imaginer faire du management pour les “pauvres” des entreprises ? De micro actes de management pour inciter les personnes du bas de l’échelle à une petite action qui leur permettra de les aider à construire leur propre confiance. Et celle-ci rejaillira sur le manager qui sera ainsi incité à encore plus de micro-actes de management.

Fantastique, merci encore !

Laurence Vanhée pose l’équation “Liberté + Responsabilité = Bonheur + Performance”. Mais il ne suffit pas de donner la liberté aux employés, encore faut-il qu’il la prennent, se l’approprient, la co-construisent avec leurs collègues et leur patron (idem pour la responsabilité). Dans un contexte historique où la prise d’initiative n’était pas encouragée (voire punie) et où la recherche d’un coupable est le jeu habituel lorsque surviennent les problèmes, savoir prendre et construire sa liberté n’est pas une évidence pour tous.

Muhammad Yunus nous montre ici une voie par le biais du micro-crédit. C’est pour moi la voie de Solution Focus, qui a fait ses preuves par ailleurs.

Si l’on peut prêter de l’argent (de l’oseille, du blé, du flouze, le nerf de la guerre, quoi!) à des personnes qui n’en ont pas, ne peut-on réellement envisager de prêter un petit peu de confiance aux collaborateurs des entreprises ?!

 

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